Donner du sang, donner du sens

don du sangCette semaine, suite à des chimios, j’avais l’hémoglobine  qui se débine et les plaquettes au ras des pâquerettes. J’ai donc bénéficié, et ce n’est pas la première fois, d’une transfusion de sang et d’une autre de plaquettes. Mais ce qui est nouveau, c’est qu’ en voyant ce beau rouge et ce lumineux jaune (et oui les plaquettes sont jaunes !) parcourir lentement la tubulure jusqu’à ma veine, je fus pris d’une empathie immense pour les personnes qui avaient donné leur sang ou leurs plaquettes* pour que des gens comme moi puisse en bénéficier.
Soudain, j’ai eu envie de comprendre ce qui les avaient motivé à le faire, et pourquoi la majorité des gens sont toujours réticents. À travers cet article, je voudrais non pas culpabiliser ces derniers, ce qui est une attitude négative et bloquante  mais plutôt les valoriser s’ils devenaient des donneurs.

 

* dans un prélèvement de plaquettes, le sang prélevé passe dans un séparateur qui collecte uniquement les plaquettes et restitue ensuite le sang au donneur. Les plaquettes ne se conservent pas plus de cinq jours, contrairement aux globules rouges (42 jours) et au plasma (jusqu’à deux ans). Les réserves et les stocks sont donc impossibles à constituer. Pour cela, un flux permanent et quotidien de donneurs doit être disponible.

 

La majorité réticente disais-je donc, et c’est même une écrasante majorité, puisque seulement 4% des français en âge de donner leur sang (18 à 70 ans) le font chaque année.

Pourtant les campagnes d’affichage et les relais médiatiques nous matraquent régulièrement pour dire qu’on manque de donneurs par rapport aux besoins, mais apparemment ce n’est pas très efficace.

Donner son sang, donner, toujours donner…

J’ai le sentiment que l’on nous sollicite trop, que l’on fait un peu trop souvent appel à notre générosité: « Donnez pour le téléthon, pour le Sidaction, pour la recherche pour le cancer, pour les restos du cœur… » que l’on nous culpabilise trop,  et ça ça marche pas du tout, surtout en France où on est assez rebelle. On a vu les échecs monumentaux des campagnes de sensibilisation culpabilisantes sur la vaccination : grippe A, H1N1, vaccin contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que toutes les campagnes de prévention sur le cancer du sein, de la prostate…

Culpabiliser, c’est risquer de se heurter à la réaction épidermique du « je vous emmerde ! »    :nervous:

Aussi, ce n’est pas du tout le discours que je vais vous tenir ici, rassurez-vous.

Nous ne sommes pas tous des saints, la vie n’est pas toujours simple, et c’est difficile parfois de penser aux autres quand on a du mal à s’en sortir déjà tout seul.

Saviez-vous que selon un  récent sondage (Ipsos 2010)  37 % des français disent ne pas parvenir à concilier vie de famille, vie professionnelle, et vie de couple ? Que les gens qui n’y arrivent pas se plaignent de ne pas avoir de temps, d’avoir peur pour leur avenir, de vivre dans la crainte de perdre leur emploi, dans l’insécurité , qu’ils n’ont pas confiance dans le système ni dans le pouvoir politique.

 

Don du sang, un acte pas si anodin

Quand on a peur, c’est difficile de se défaire d’une part de soi-même. Et une part importante, puisque le sang est notre comburant (carburant intérieur), il transporte nourriture et oxygène aux cellules de notre corps. Le sang représente donc notre énergie vitale.

Partager son énergie avec des inconnus n’est donc pas si facile qu’on ne croit. La peur (on se fait du mauvais sang) incite au repli sur soi-même. Je pense qu’on donne plus volontiers une pièce à un SDF quand on se sent en sécurité intérieure, et pas seulement financière. D’ailleurs, je crois que c’est peut-être même plus facile de donner l’argent qu’une partie de notre corps, surtout au vu de ce qu’elle représente symboliquement. En  décodage biologique, le sang représente la joie de vivre. Le sang nous tient chaud, c’est la vie qui coule en nous, pas facile de s’en départir. Car quand on donne son sang, on se retrouve « sans » (sans un demi-litre de rouge en tout cas)

Les personnes qui ont des maladies de sang, dont je fais partie (le myélome est un cancer de la moelle osseuse qui fabrique le sang) sont souvent des personnes qui ont du mal à gérer leur vie et qui dramatisent trop. Les malades du sang sont avant tout des blessés du sens : perte de repères dans la vie, perte de sens dans la vie professionnelle ou privée. Ils vivent souvent une grande dévalorisation.
Aussi pour donner son sang, il faut déjà pouvoir s’appuyer sur une grande stabilité, sur un équilibre dans sa vie, et s’accorder de la valeur. Une des raisons qui revient chez les personnes qui ne font pas de don du sang, c’est la peur qu’on leur découvre quelque chose de grave…

 

Donner son sang, des croyances et des peurs qui freinent

Je pense aussi que les gens ne donnent pas leur sang à cause de croyances qui sont fausses. J’ai pas mal lu de commentaires sur les forums, et on y trouve pas mal d’aprioris qu’il faudrait combattre avant de culpabiliser tout le monde. Vous ne serez pas étonné de constater que ces croyances correspondent souvent aux peurs évoquées plus haut dans le sondage.

Il y a suffisamment de sang (se dédouaner pour se déculpabiliser)

Faux, un million de personnes a besoin d’une transfusion de sang chaque année: dans les situations d’urgence (hémorragie), et dans les situations chroniques qui concernent les patients atteints de maladies de sang, cancers et leucémies, car le traitement de ces maladies par chimiothérapie entraîne la destruction des cellules de la moelle osseuse. Pour pallier ces effets toxiques, on a recours à d’importantes transfusions de plaquettes et de globules rouges.

De nos jours, on sait fabriquer du sang artificiel

Faux, la constitution du sang est si complexe qu’il est impossible d’en fabriquer synthétiquement (sur terre en tout cas!) :alien:

Donner son sang, ça fatigue (crainte de perdre de son énergie)

Vrai et faux, selon l’EFS (établissement français du sang) ‎

« Il est conseillé de ne pas pratiquer d’activités fatigantes ou à risques (conduite prolongée, marche ou station debout prolongée, conduite d’engins, sports, activités en hauteur) dans les heures qui suivent un don de sang. L’organisme est capable de reconstituer rapidement son stock de cellules sanguines. Le plasma et les plaquettes se régénèrent en quelques heures. Les globules rouges, libérés progressivement par la moelle osseuse, en une quinzaine de jours »

Les labos font des profits sur le sang qui est donné gratuitement par des donneurs (pas de confiance dans le système)

Faux, si le sang est facturé aux hôpitaux, c’est pour couvrir le coût des différentes opérations nécessaires: prélèvement, préparation, tests, stockage, distribution.

130314 don du sang

Depuis le scandale du sang contaminé, j’ai plus confiance (pas de confiance dans le système ni dans le pouvoir politique)

il faut savoir que préalablement à un don du sang, on doit répondre à un questionnaire et aux interrogations orales d’un médecin sur d’éventuelles maladies récentes, et sur les pratiques sexuelles afin qu’il puisse  juger si l’état de santé actuel du donneur lui permet de donner son sang. Toute personne qui mentirait par rapport à ces questions mettrait en danger les receveurs car, malgré les tests sur effectués sur le sang recueilli,  on ne peut pas exclure tout risque puisqu’il faut prendre en compte le temps d’incubation de certaines maladies (ce qui exclut à mon sens l’idée à l’étude de rémunérer les donneurs car ils ne feraient pas forcément preuve d’honnêteté dans leurs réponses).

L’EFS refuse les dons de sang d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes . N’est-ce pas de la discrimination homophobe ?

l’EFS répond ceci:  » Le risque d’exposition au VIH est 200 fois plus élevé lors d’une relation sexuelle entre hommes que lors d’une relation hétérosexuelle ou d’une relation sexuelle entre femmes. L’institut de veille sanitaire (INVS) a modélisé le risque que constituerait l’ouverture du don de sang aux hommes ayant un seul partenaire sexuel masculin dans les 12 derniers mois. Le risque résiduel de contamination par le VIH pourrait être multiplié par 4. Le comité national consultatif d’éthique et la HALDE ont confirmé en 2002 puis en 2006, qu’il ne s’agissait pas d’une discrimination. »

Pour ma part ayant été refusé une fois pour un don du sang, car j’avais changé de partenaire dans les trois mois, j’avais trouvé la manière du médecin de ne pas accepter mon don assez indélicate. On aurait dit qu’il me reprochait une attitude un peu légère à mon âge alors que c’était loin d’être le cas (j’étais veuf!).

On fait déjà un acte pas facile, ce n’est pas pour qu’on vienne en plus vous faire la morale. Et j’ai lu que ça a pu être le cas pour des homosexuels qu’on a refoulés sans ménagement.
J’ai trouvé d’ailleurs que dans certains endroits (mais je ne généralise pas), on aurait pu être mieux reçu: beaucoup d’attente et certains personnes, notamment des médecins, assez désagréables.

On manque de donneurs? La moindre des choses seraient de chouchouter les gens qui viennent donner leur sang, les féliciter pour leur bravoure, à défaut de leur dérouler un tapis rouge (sans jeu de mots), mais au moins ne pas leur prendre la tête (déjà le sang c’est suffisant).

Donner du sang, donner du sens

 

Pour donner son sang, il faut donc déjà capable de dépasser toute une symbolique et nombre de peurs (la première étant la peur de l’aiguille qu’il ne faut pas non plus négliger), ce qui est loin d’être évident. Ensuite, il faudrait aussi avoir une compréhension plus spirituelle de la vie. Comprendre que nous sommes tous liés, que nous faisons un grand tout, et qu’en permettant aux autres de guérir, on se guérit soi-même. Sans oublier qu’un jour peut-être vous aurez besoin d’une transfusion sanguine, même si je ne vous le souhaite pas. Il faut accepter le concept de tout est UN.

Donner son sang,  c’est donner de l’amour, c’est donner de la vie.

Si vous donnez déjà votre sang, je vous remercie. Vous ne m’avez peut-être pas sauvé moi, mais d’autres l’ont fait, et vous en avez sauvé d’autres. Si vous hésitez encore à le faire, je pourrais rajouter ceci :

Soyez un « héros du quotidien » comme nous incite à l’être Jacques Salomé (« Le courage d’être soi »).

Avez-vous déjà commis un acte de bravoure, de courage, ou de charité, si petit soit-il? Certainement, mes lecteurs sont des gens de cœur et de tripes! Rappelez-vous alors l’état de fierté, de bien-être,  que vous ressenti à ce moment-là, ce sentiment du devoir accompli, cette sensation d’avoir était utile, et d’avoir fait preuve de générosité.

Dans l’article sur la gentillesse, j’ai déjà rapporté que Martin Seligman, psychologue américain créateur du Centre de Psychologie Positive, a montré que la réalisation d’une action altruiste désintéressée procure davantage de joie et de satisfaction que celle ressentie lors d’une activité agréable, que ce soit passer un bon moment avec des amis, regarder un bon film ou manger votre dessert préféré.

Donner son sang, ça vaut toutes les tartes au citron meringuées du monde, c’est incroyable non?

J’ajouterai également que donner son sang vous fait rentrer dans un cercle vertueux. Et ce don désintéressé vous sera rendu au centuple, car la générosité attire la générosité, l’empathie attire l’empathie, l’altruisme attire l’altruisme, le don attire le don.

Pour conclure, j’ai écrit cet article pour proposer une approche différente de celle habituellement proposée. Si j’ai réussi à convaincre une seule personne qu’il fallait donner son sang, j’aurais atteint ma mission. C’est d’autant plus important en cette période de vacances et de fête, où il y a souvent une pénurie de donneurs  alors que les besoins sanguins augmentent, notamment les jour de réveillon propice aux accidents (attention aux ouvertures d’huîtres et à la découpe de dinde!).

Alors chers lecteurs, convaincus? Et si vous ne pouvez donner votre sang pour des raisons légitimes (pas l’âge, le poids, déjà transfusé, malade…) avez-vous envie de convaincre vos proches de le faire?

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Merci d'avoir lu cet article d'un chercheur free-lance sur le cancer.
Au plaisir de lire vos commentaires,

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15 commentaires pour Donner du sang, donner du sens

  1. Dominique dit:

    Bonsoir Daniel,

    J’ aime beaucoup retrouver tes articles, ils sont complets et trouvent toute leur dimension, leur sens commun et les sens cachés, ainsi rien qu’à la lecture, on à la sensation de les visualiser en 3D; :levitation:
    Je me souviens en effet qu’à l’époque où je donnais mon sang, avant la découverte de ma gammapathie, je ne pouvais le faire que quand je me sentais bien dans ma peau. :smile: Effectivement, pendant les périodes d’angoisses et de vaches maigres, ont est tout à fait repliés sur soi-même et on ne pense pas du tout à donner de soi-même, tant on est occupé à essayer de retrouver son chemin :silly:
    Mais même quand on est bien dans sa peau, encore faut-il avoir conscience que beaucoup de personnes sont en attente de sang, de moelle osseuse etc…et on a besoin d’exemples concrets, comme ce que tu viens de décrire dans ton article, et de lever les doutes qui peuvent assaillir tout un chacun et peuvent freiner l’élan premier qu’on a envers les autres.
    Ton article, comme toujours déculpabilisant, donne envie de donner. Hélas, comme toi, je ne peux plus donner de mon sang, mais, j’en ai donné autrefois, sans doute pas assez! Hélas, c’est souvent quand quelqu’un de son entourage est malade que l’on prend conscience de l’importance du don de soi pour les autres!
    Portes-toi bien Daniel et merci de nous donner encore matière à réflexion!

    • Daniel dit:

      Bonjour Dominique,
      on ne pouvait pas rêver meilleur retour pour ce 1er commentaire sur cet article.
      Je vois qu’on est branché sur la même longueur d’onde.
      Moi aussi, je regrette de ne pas en avoir donné plus quand je pouvais, du coup je fais pénitence et me rattrape un peu en écrivant cet article que jamais je n’aurais pensé écrire dans ma vie!
      Chacun peut racheter ses fautes à un moment dans sa vie et passer de coupable à innocent, elle est pas belle la vie? :face:

  2. maryvonne dit:

    bonsoir Daniel,
    je donne mon sang depuis de nombreuses années, et je suis ravie de savoir que ça aide….
    j’ai entendu dire qu’il existait un autre moyen que le sang, qui est le sérum de quinton http://conseilslucbodin.canalblog.com/archives/2012/08/16/24897498.html,
    je vous laisse voir par vous-même.
    il en est aussi question sur http://vivrecru.org/le-plasma-de-quinton-leau-de-vie/#.Uq9j6fTuJqU, je ne sais pas si vous connaissez ce site. je le trouve intéressant sur l’alimentation par le cru de fruits et légumes….
    je vous souhaite de bien récupérer de tous vos traitements, je sais que c’est difficile accompagnant moi-même deux amies qui ont un cancer du sein…..

    • Daniel dit:

      Bonjour Maryvonne,

      heureux que vous ayez « transformé » votre mail en commentaire, à ma demande, car ce que vous disiez pourrait intéresser nombre de lecteurs.
      J’incite d’ailleurs tout le monde à le faire, c’est gentil de vouloir m’aider en me contactant en privé, mais il y a bien d’autres personnes qui ont besoin de ce genre d’informations.

      Pour répondre, oui je connais le sérum de quinton (j’en prends) ainsi que Luc Bodin que j’ai déjà cité ici, et le site de vivre cru dont on a parlé dans les articles sur l’alimentation.
      Grâce à vous tous d’ailleurs, je commence à connaître beaucoup de choses, et si je n’ai pas tout testé (il faudrait plus d’une vie pour ça!), j’essaie toujours d’en apprendre plus sur telle ou telle thérapie ou produit. Merci infiniment à vous toutes et tous pour cela.
      De l’ouverture toujours, et de l’intuition pour aller vers l’un ou l’autre, c’est aussi ça (et surtout ça) la clé de la guérison.
      Merci Maryvonne pour vos encouragements et bravo à vous d’être une héroïne du quotidien!

      Daniel

  3. Bonjour Daniel,
    Je te rassure, tu es convaincant!
    J’ai frisé la transfusion en 2000
    lorsque j’ai failli laisser ma peau dans
    un GEU et j’ai mesuré que les
    chirurgiens étaient réticents et faisaient
    tout pour éviter de transfuser.
    Je ne sais pas si tu as vu l’excellent film
    (un peu dark aussi)
    « 21 grammes » mais il développe la thèse
    selon laquelle, quand on reçoit le sang de quelqu’un
    on reçoit aussi un peu son âme et sa façon de penser.
    Tu as sans doute reçu le sang de quelqu’un qui
    vivait beaucoup de gratitude et tu l’as ressentie!
    hannah@technique Tipi a écrit récemment…Signification des couleurs: y a t’il un lien entre argent et insécurité affective?My Profile

    • Daniel dit:

      Bonjour Hannah,
      GEU? grossesse extra utérine?
      Pas vu 21 grammes, mais c’est intéressant.
      Je suis souvent déjà dans un état de gratitude naturelle, mais jusqu’à présent sans avoir envie d’en faire un article pour autant!
      Par contre, tu crois pas si bien dire, l’autre jour, ma femme me fait remarquer j’étais particulièrement énervé, et je lui ai répondu que je n’y étais pour rien, et que j’avais eu une transfusion d’une personne en colère! :nervous:
      :face:

  4. marie dit:

    Je suis d’accord avec l’article… j’ai voulu donner mon sang, plus jeune. Mais le CTS m’a déconseillé de continuer après la première fois : non seulement je suis KO juste après, vidée au point de partir « dans les choux », leur petit sandwich ne me suffisait pas hahaha… mais surtout : ils n’arrivent pas à en récolter assez (les femmes de ma famille ont eu des problèmes de « sang épais », notamment après la cinquantaine et prenaient de l’aspirine tous les jours… moi, cela ne risque pas : j’y suis allergique !).
    Donc on ne m’a pas établi ma carte de donneur, car je leur fait « perdre leur temps »… Comme quoi l’intention ne suffit pas…. ;-)

    • Daniel dit:

      Bonjour Marie,
      sois la bienvenue ici. En regardant si c’était ton premier commentaire sur le blog, j’ai vu que tu étais la 6ème Marie à intervenir ici (mais la 1ère qui n’a pas un prénom composé)!
      On en déduira ce qu’on veut :ermm: Attention à ce qui t’attend après la cinquantaine, du nettoyage psycho-généalogique est à faire, et dès maintenant ce serait mieux d’anticiper! Quelle femme a perdu sa joie de vivre vers 50 ans?
      Au plaisir de te lire
      :face: Daniel

  5. Pertuiset dit:

    Bonjour. Le souvenir que j’ai d’avoir donner mon sang est en 1968 aux USA, que je traversais alors en auto-stop. Les jeunes qui m’avaient pris en stop m’invitérent a aller vendre mon sang pour mettre de l’essence , c’etait une pratique usuelle à l’époque ou toutes sortes de gens, parfois à l’hygiene douteuse, vendaient leur sang pour des raisons multiples. J’en suit rester traumatisé!
    Ce matin j’ai écouté un interview sur « Amaroli » et j’ai entendu cette phrase:
    « L’urine, contrairement à ce que croient beaucoup de gens, n’est pas un déchet toxique mais du sang filtré. Elle constitue le médicament le plus extraordinaire qui soit. Les substances dont le corps n’a pas besoin restent dans le tube digestif et sont éliminées par les selles ».
    Je ne suis pas pratiquant, enfin pas encore…mais j’ai eu le sentiment de partager cet infos avec vous. Il y a un livre de référence sur cette méthode: « l’elixir de vie »

    • Daniel dit:

      Salut Jacques,
      oui, moi ça me fait un peu flipper les pays où ils rémunèrent les donneurs.
      Je pense que c’est une mauvaise solution.
      Quant à l’urine, euh, :sick: je préfère boire de l’eau de mer pour l’instant!

      • Pertuiset dit:

        Ce matin j’ai relu ton article ou une phrase m’avait déja percuter; » Une des raisons qui revient chez les personnes qui ne font pas de don du sang, c’est la peur qu’on leur découvre quelque chose de grave… » je pense que j’en suis là. Tenir la médecine le plus loin possible ….

  6. Nadia dit:

    Hello Daniel,

    donner son sang n’est pas anodin c’est sûr, il représente notre « essence », notre liquide vital.
    J’ai craint longtemps les aiguilles des piqûres. J’ai eu très jeune une hépatite et mon médecin m’a dit à l’époque que je ne devais pas donner mon sang. Puis j’étais en forte anémie sanguine pendant de nombreuses années. A présent tout ça va mieux mais j’avoue n’avoir pas demandé si je pouvais donner mon sang sans craintes.

    Mais c’est tellement vital pour les malades comme tu nous le rappelles que je vais poser la question à mon médecin.

    Meilleure santé pour toi Daniel
    Nadia
    Nadia a écrit récemment…Comment retrouver la forme rapidement après les repas de fêteMy Profile

    • Daniel dit:

      Bonjour Nadia,
      as-tu déjà reçu des transfusions de sang pour tes anémies? Si c’est le cas, tu ne peux plus donner.
      Problèmes sanguins, osseux, tu as un peu les mêmes somatisations que moi dis-donc :wink:
      :face:

  7. Carine dit:

    Bonjour Daniel,
    Je profite de cet article pour te souhaiter le meilleur Daniel pour cette année 2014, avec une santé qui s’améliore, des lumières pleins les yeux et une croyance sans faille à l’abondance de l’univers (en terme de santé, d’amitié, de partage…).

    Je suis une donneuse de sang depuis mes 18 ans. Cela vient de mon père qui a toujours été un donneur acharné. Quand je n’avais pas encore 18 ans, je l’accompagnais souvent et voulais faire de même. Après quelques années de dons, souvent je recevais un courrier comme quoi mon taux de globules rouges était limite voir trop bas. Je ne peux donc donner que rarement maintenant. J’ai voulu faire également un don de plasma : après 2 évanouissements, le médecin m’a interdit à vie de faire ce type de don. C’est dommage. En tout cas, j’en parle à mes enfants et le peu de fois que j’y vais maintenant, je leur propose de m’accompagner. Cela passe donc aussi par l’éducation.
    Prend bien soin de toi.
    Carine
    Carine a écrit récemment…Un des secrets du bonheur et de la réussiteMy Profile

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